Aujourd’hui, comme pour le Tour de France, il y a « liaison ». Liaison c’est comme infidélité, c’est à dire que mulette-bicyclette-bidule-et-moi, on rentre dans une Clio (si si), histoire de rendre possible l’impossible, soit rallier Langogne à Millau. On se fait donc déposer au dessus de Mende, sur le Causse Sauveterre, quelques kilomètres en désert avant de replonger dans les Gorges duTarn. Longs méandres entre les hautes murailles des Gorges. Je repense auconcert d’hier, à la St@tion de Langogne, moment calme partagé avec la trentaine de Lozérois présents. Ma boîte au lettres en sera bonne pour : une chanson écrite à quatre mains, un cadavre exquis à douze mains, un joli dessin. Monnouvel alambic commence à s’habituer à sa nouvelle carrière scénique, on s’amuse bien, lui et moi, à mettre un peu de vin dans mon eau.L’arrivée à Millau sera longue, interminable sur la fin, j’atterris au Petit Furêt peu après 18 H. Installations et toilettages d’usage, kinoa-coquillettes en prévision de demain, puis concert en terrasse, deuxième extérieur qui seral ui aussi un peu perturbé : la police débarque au moment de « Poète en voiture defonction », ce qui en donne une version inénarrable, on rigole bien ; un bavard alcoolisé ne cesse de hurler à la liberté en m’appelant « son frère » ; bref, quelques tourbillons. Mais Bidule, encore une fois, s’est bien régalé.