J’ai la démarche ébouriffée
L’étrangeté des va-nu-pieds
Et le fond des yeux qui bouillonne
Marcher je ne sais faire que ça
Mais jamais je ne marche au pas
Et c’est pour ça qu’on me soupçonne

Un clandestin
Un malandrin
Un homme libre
En équilibre

On me parle de ligne droite
De rêver devant une boîte
Et surtout de pas faire de vagues
Mais je n’aime pas les lignes droites
Je ne veux pas être une boîte
Je veux garder mes terrains vagues

Je suis de ceux qui balbutient
Je cherche et je me trompe aussi
Je ne suis pas une machine
Et je marche pour rester debout
Je marche pour pas devenir fou
Et pour ne pas courber l’échine

Texte de la chanson « Clandestin », album Bidule & l’horizon